Colette à Méré  c. J-L Charmet

"Il m'a toujours fallu un appartement très petit et un Eden énorme" avouait Colette à son amie Annie de Pène : gourmande de parfums, de couleurs, de saveurs, Colette ne pouvait écrire qu'en la compagnie des fleurs, ne pouvait véritablement s'épanouir qu'au milieu d'un jardin.

Lors de la préparation de Colette gourmande et de mon tour de France de ses maisons, un détail m'avait frappé. Toutes les maisons habitées par Colette étaient petites voire même parfois rudimentaires, en revanche, elles étaient toutes situées au coeur de vastes espaces, dressées au milieu d'un parc ou d'un jardin. Quelle que soit la province élue, Colette n'avait pas fait le choix d'une maison mais bien d'un jardin.

Son principal souci avait été de s'aménager des coins de verdure, des coussins de couleurs, des refuges sylvestres en lieu et place de douillet mobilier. Son principal lieu de vie était au-delà des murs, au milieu des plantes et des animaux.

Giroflees dans la lumière du matin

"Un jardin où l'on peut tout cueillir, tout manger, tout quitter et tout reprendre",
tel est bien le jardin de Colette.
Un jardin touffu, abondant, généreux, prodigue, protégé et secret.

A travers l'exemple de Colette, cet ouvrage retrace le parcours de toute femme avec la nature. Du jardin de l'enfance, éternelle référence, au jardin imaginaire, celui dont on rêve quand on a pas ou plus de jardin, en passant par le jardin que l'on crée, son propre jardin, Colette au jardin explore  les conceptions de celle qui se nourrissait de rêveries florales et ne pouvait vivre à Paris qu'entre "deux bolées de campagne".

Pensée bleue par André Martin

Les plantes qui l'ont accompagnées de la Puisaye jusqu'au Palais-Royal en passant par la Provence tropézienne de la treille muscate sont ici rassemblées en trois vastes bouquets, évoqués dans une grâce colorée peu commune par André Martin. On y retrouve avec bonheur les notations toujours vives de Colette qui perçoit un "parfum d'abricot" dans la nigelle, un "joli petit hérisson d'étamines bleu" dans le coeur de l'anémone, s'exclame devant le "manteau de feu" des bougainvillées ou se pâme devant le bleu du lobélia "qui n'a de rival ni dans le ciel ni dans la mer".

Toute la sensualité gourmande de Colette est ici contée dans une nouvelle dimension, vivante, colorée,  embaumée.

Table des matières

Livrport.wmf (1368 octets)

Colette au jardin
Marie-Christine Clément
Photographies André Martin
Albin Michel, 1998.

128 pages, format : 21 x 28,5 cm
170 illustrations dont 145 en couleurs
volume relié pleine toile sous jaquette en couleurs

Epuisé



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